Le Coût de l’éducation


Le Coût de l’éducation est un sujet d’intérêt planétaire depuis un certain temps déjà. Le montant de la dette que les étudiants accumulent dans la perspective d’un enseignement supérieur est astronomique. Des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, et le Japon sont au sommet du nouveau rapport, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui reprend les frais de scolarité dans les pays les plus chers du monde. Ce qui est plus surprenant est que le Royaume-Uni a été repris comme le pays ayant les frais de scolarité les plus élevés, en moyenne, dans une étude comprenant au total 50 pays.
La moyenne des frais de scolarité pour les universités publiques au Japon s’élève à $ 5400, tandis que les universités en Angleterre se situent en moyenne à $ 9000  (£ 6,000). Bien que ce soit pas la première fois que le Royaume-Uni ait été mis sur la liste, c’est bien la première fois qu’ils ont pris la place de numéro un! D’ailleurs, l’Angleterre est vraiment une anomalie en Europe où un certain nombre de pays offrent l’enseignement supérieur à bien moindre prix et, dans certains cas, gratuitement. Par exemple, les frais de scolarité sont essentiellement gratuits pour les universités publiques en Islande, la Norvège et la Suède, avec l’exception des frais de subsistance. Alors, pourquoi y a-t-il un spectre aussi large pour les frais de scolarité?
Pour le Royaume-Uni, le quotidien The Telegraph suggère que l’augmentation soudaine des frais de scolarité au Royaume-Uni est survenue après une annonce du ministre des universités, Jo Johnson. Son plan envisageait que les universités facturent des frais plus élevés si elles proposaient un certain niveau d’enseignement et au-delà. Bien que cela ait eu une incidence directe sur la responsabilité des universités et la qualité de leur enseignement, il a également causé une plus grande incidence sur l’endettement des étudiants.
En lien directe avec l’augmentation des frais de scolarité, l’Angleterre a, il est vrai, également amélioré ses conditions de prêt-remboursement aux étudiants afin de compenser ce changement. Dans certains cas, les prêts étudiants ont des plans de remboursement liés aux revenus, un peu comme les impôts. Les paiements sont automatiquement retirés une fois que leur salaire annuel atteint ou excède 21.000 livres. Ce système s’est démontré plutôt bénéfique et a depuis été adopté par les législateurs américains également.
Ceci dit, les coûts liés aux universités ne semblent pas ralentir, en particulier dans les pays en haut de la liste de l’OCDE. Une nouvelle étude supplémentaire vient de sortir cette semaine. Elle dépeint les conditions dans lesquelles vivent les étudiants afin de pouvoir tout au juste joindre les deux bouts pendant leur période d’études universitaires. Par conséquent, je suis curieux de voir comment le rapport de l’OCDE va évoluer dans les prochaines années, afin de comparer les différentes approches utilisées à l’échelle mondiale. Ainsi, si les coûts devaient encore se maintenir sur les niveaux actuels pendant un certain temps, les intéressés voudront alors peut-être envisager d’étudier ailleurs, comme en Allemagne par exemple, pays qui “serait heureux si plus d’étudiants devaient décider de faire usage de son système d’enseignement supérieur.”
Plus d’info sur le coût de l’éducation, dans les blogposts à venir !

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